Comment choisir son psychologue ? Ce que personne ne vous dit vraiment
Décider de consulter un psychologue est souvent le résultat d’un long cheminement intérieur. Une fois cette décision prise, une nouvelle question se pose, parfois tout aussi intimidante : comment trouver le bon professionnel ? Les annuaires en ligne affichent des dizaines de noms, les approches thérapeutiques semblent multiples et complexes, et les critères pour s’orienter ne sont pas toujours évidents. Cet article propose des repères concrets pour vous aider à faire ce choix avec davantage de clarté — sans vous perdre dans une liste de cases à cocher.
Commencer par soi : que cherchez-vous vraiment ?
Avant même de parcourir les profils de professionnels, il peut être utile de prendre un temps de réflexion sur ce qui vous amène. Non pas pour avoir une réponse parfaitement formulée — personne ne l’a au départ — mais pour dégager quelques orientations.
Cherchez-vous à traverser une période difficile précise : un deuil, une séparation, un épisode anxieux ou dépressif ? Ou souhaitez-vous entamer un travail plus en profondeur sur vous-même, vos schémas relationnels, votre histoire ? Ces deux types de demandes ne sont pas incompatibles, mais ils peuvent orienter vers des professionnels ou des approches différentes. Pour mieux comprendre comment les événements de vie peuvent motiver une démarche thérapeutique, il peut être utile d’y réfléchir en amont.
Il peut également être utile de vous demander dans quel type de cadre vous vous sentiriez le plus à l’aise : en présentiel, dans un cabinet physique — ou en visio, depuis chez vous, avec la flexibilité que cela implique. Cette question est loin d’être anodine : pour beaucoup de personnes, la consultation en ligne représente une option plus accessible, notamment lorsque les contraintes géographiques, professionnelles ou de mobilité rendent difficile un suivi en cabinet.
Vérifier les qualifications : une étape non négociable
Le titre de psychologue est un titre protégé par la loi française. Pour l’utiliser légalement, un professionnel doit justifier d’un master 2 en psychologie et être inscrit au répertoire RPPS ou ADELI. Ce n’est pas le cas du titre de « psychothérapeute », qui reste moins encadré malgré le décret de 2010. Pour un éclairage complet sur les différences entre psychologue, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute, une lecture complémentaire peut s’avérer utile.
Vérifiez donc systématiquement :
- Le diplôme obtenu (master 2 ou doctorat en psychologie)
- L’inscription au RPPS, vérifiable en ligne
- L’éventuelle affiliation à une association professionnelle reconnue (Société Française de Psychologie, Fédération Française des Psychologues et de Psychologie, etc.)
Un professionnel sérieux ne sera jamais gêné par ces questions. Au contraire.
L’approche thérapeutique : en trouver une qui vous corresponde
Il n’existe pas une seule façon de faire de la psychologie clinique. Les approches sont nombreuses — thérapies cognitivo-comportementales (TCC), approche psychodynamique, thérapies humanistes, EMDR, thérapies d’acceptation et d’engagement (ACT) — et chacune repose sur une conception différente du fonctionnement psychique et du changement.
Sans entrer dans le détail de chaque courant, voici quelques repères utiles :
- Les TCC s’appuient sur le lien entre pensées, émotions et comportements. Elles sont particulièrement indiquées pour les troubles anxieux, les phobies ou les TOC, avec un cadre structuré et des objectifs définis.
- L’approche psychodynamique s’intéresse davantage à l’histoire personnelle, aux conflits inconscients et aux dynamiques relationnelles. Elle convient souvent à ceux qui souhaitent comprendre en profondeur leurs schémas répétitifs.
- L’approche humaniste, dont celle développée par Carl Rogers, place la relation thérapeutique et l’empathie au centre du soin. Elle part du principe que chaque personne porte en elle les ressources nécessaires à son évolution.
Dans ma pratique, j’adopte une posture éclectique et intégrative : je m’appuie sur des outils issus de différents courants, choisis en fonction de ce que vit la personne que j’accompagne. Cette approche, fondée sur les données probantes de la recherche en psychologie clinique, me semble la plus respectueuse de la singularité de chaque parcours.
Le premier contact : un indicateur précieux
Beaucoup de psychologues proposent un premier échange téléphonique ou un entretien d’orientation avant de s’engager dans un suivi. Je vous encourage vivement à en profiter.
Ce moment permet de vérifier plusieurs choses simultanément : la disponibilité du professionnel pour votre type de demande, sa façon de vous écouter et de vous répondre, et — peut-être surtout — la qualité du lien qui se dessine dès les premiers échanges.
La recherche en psychothérapie est claire sur ce point : l’alliance thérapeutique — c’est-à-dire la qualité de la relation entre le patient et le thérapeute — est l’un des prédicteurs les plus robustes de l’efficacité d’un suivi, indépendamment de l’approche utilisée (Lambert & Barley, 2001). Autrement dit, le feeling que vous ressentez lors de ce premier contact n’est pas superficiel : il est cliniquement pertinent.
Les aspects pratiques : ne pas les négliger
Un suivi psychologique s’inscrit dans la durée. Les aspects logistiques ont donc leur importance :
- Localisation et accessibilité : le cabinet est-il facilement accessible ? Si vous résidez loin de Montreuil ou n’avez pas la possibilité de vous déplacer régulièrement, la consultation en visio peut être une alternative sérieuse et tout aussi efficace pour de nombreuses problématiques (Backhaus et al., 2012).
- Disponibilité horaire : les créneaux proposés sont-ils compatibles avec vos contraintes professionnelles ou familiales ?
- Tarifs et remboursements : les séances chez un psychologue libéral ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, sauf dans le cadre du dispositif MonPsy (sous conditions). Certaines mutuelles prennent en charge une partie des frais. Renseignez-vous en amont.
Ce que je vous propose
Si vous cherchez un psychologue clinicien disponible en cabinet à Montreuil ou en visio depuis toute la France, je vous invite à prendre contact pour un premier échange. Ensemble, nous pourrons évaluer si mon approche correspond à ce que vous cherchez — et si ce n’est pas le cas, je m’engage à vous orienter vers un professionnel mieux adapté à votre situation.
Trouver le bon psychologue demande parfois plusieurs tentatives. Ce n’est pas un échec : c’est une démarche qui mérite d’être faite sérieusement.
- Backhaus, A., Agha, Z., Maglione, M. L., Repp, A., Ross, B., Zuest, D., Rice-Thorp, N. M., Lohr, J., & Thorp, S. R. (2012). Videoconferencing psychotherapy : a systematic review. Psychological Services, 9(2), 111–131.
- Lambert, M. J., & Barley, D. E. (2001). Research summary on the therapeutic relationship and psychotherapy outcome. Psychotherapy : Theory, Research, Practice, Training, 38(4), 357–361.
- Norcross, J. C., VandenBos, G. R., & Freedheim, D. K. (2011). History of psychotherapy : Continuity and change. American Psychological Association.
- Décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute.
- Loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social.
Prêt à franchir le pas ?
La première séance est un espace pour faire connaissance, sans engagement. Nous évaluons ensemble si travailler ensemble vous correspond. Je reçois en cabinet à Montreuil et en visio depuis toute la France.
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