Le cabinet déménage à Bayonne. Séances en visio uniquement jusqu’au 25 octobre, puis reprise en présentiel à partir du lundi 26 octobre 2026. Adresse du nouveau cabinet communiquée prochainement. Consulter en visio

Formations — Accompagnement professionnel

Analyse de la pratique professionnelle

Un espace collectif où une équipe met en travail ce que son métier engage. Animé par un psychologue clinicien extérieur à l’institution, docteur en psychologie clinique.

Groupes de 6 à 12 participants · En institution ou en visioconférence

Qu’est-ce qu’un groupe d’analyse de la pratique ?

Les groupes d’analyse de la pratique professionnelle (APP) offrent un espace structuré où les professionnels peuvent mettre en mots les situations rencontrées dans leur travail quotidien. La parole y circule entre pairs, dans un cadre sécurisé et sans visée évaluative.

Son objet n’est pas la transmission de savoirs techniques mais l’élaboration collective du vécu professionnel, à partir des situations concrètes apportées par les participants.

Le groupe d’analyse de la pratique n’est pas un espace de supervision hiérarchique. C’est un lieu où les professionnels peuvent déposer ce que le travail fait à leur subjectivité, et travailler collectivement à partir de là.

Analyse de la pratique, supervision, intervision, régulation : ce qui les distingue

Ces quatre dispositifs sont régulièrement confondus, y compris dans les appels d’offres. Ils ne poursuivent pas le même objet et ne se commandent pas dans les mêmes circonstances.

Dispositif Ce sur quoi on travaille Format Qui anime
Analyse de la pratique Les situations professionnelles et ce qu’elles engagent chez ceux qui les vivent Groupe constitué, dans la durée Un intervenant extérieur à l’institution
Supervision clinique Le matériel clinique d’un praticien et ses positionnements Individuel le plus souvent Un clinicien expérimenté
Intervision Les situations, entre pairs de même métier Groupe, sans tiers Personne, ou le groupe à tour de rôle
Régulation d’équipe Les relations, les tensions, un conflit déclaré Groupe, souvent ponctuel Un intervenant, parfois médiateur

La confusion la plus coûteuse est la dernière. Une institution traversée par un conflit demande parfois de l’analyse de la pratique en espérant qu’elle le règle. Elle ne le règlera pas : ce n’est pas son objet, et lancer un groupe dans ce contexte expose le dispositif à porter une attente qu’il ne peut pas tenir. Mieux vaut le dire avant de contractualiser, et c’est une question que j’aborde systématiquement lors de l’échange préalable.

À qui s’adresse ce dispositif ?

Aux équipes pluridisciplinaires intervenant dans des contextes où la relation à l’usager est centrale et souvent chargée émotionnellement.

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Psychiatrie & santé mentale

Équipes soignantes, unités d’hospitalisation, CMP, CATTP, structures ambulatoires, équipes mobiles.

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Précarité & exclusion

Structures d’hébergement, maraudes, SIAO, accueils de jour, pensions de famille, « Un chez-soi d’abord ».

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Domicile & médico-social

Services d’aide à domicile, SAVS, SAMSAH, foyers de vie, ESAT, équipes intervenant au domicile.

Comment se déroule une séance

Il n’y a pas d’ordre du jour. Les séances s’organisent autour des situations apportées par les participants le jour même.

Une place importante est accordée aux échanges informels qui émergent au fil de la parole : ils portent souvent ce qui ne trouve pas encore de formulation directe.

Le travail porte notamment sur la place que les professionnels perçoivent occuper au sein de leur institution, leur degré d’autonomie, leur participation aux décisions, la confiance entre collègues et envers la hiérarchie. Ces dimensions influencent directement la qualité de l’accompagnement proposé.

Les groupes abordent également les questions d’autodétermination et d’empowerment des personnes accompagnées, ainsi que les enjeux propres aux accompagnements conduits selon les principes du paradigme du rétablissement.

La première séance est différente

Elle sert à poser le cadre avec le groupe : ce qui s’y dit et ce qui n’en sort pas, ce que chacun peut attendre du dispositif, et ce qu’il ne pourra pas apporter. Cette séance n’est pas une formalité. Un cadre posé collectivement au départ est ce qui permet à la parole de se déplier ensuite.

Le cadre

Le groupe

De 6 à 12 participants. En deçà, la parole circule mal et le groupe repose sur trop peu d’épaules. Au-delà, chacun ne peut plus déposer. La composition doit rester stable d’une séance à l’autre : un groupe dont les participants changent à chaque fois ne construit pas la confiance nécessaire.

Durée et fréquence

De 2h à 3h toutes les quatre à six semaines.

L’engagement dans la durée

L’analyse de la pratique produit ses effets sur une année, pas sur trois séances. Un cycle annuel est le format qui a du sens, avec un point d’étape à mi-parcours pour ajuster ce qui doit l’être.

Quand l’équipe change

Les arrivées et les départs font partie de la vie d’un service. Ils se travaillent dans le groupe plutôt qu’à côté : l’arrivée d’un nouveau professionnel dans un dispositif installé est en soi une situation à élaborer. Un renouvellement massif de l’équipe justifie en revanche de reprendre le cadre depuis le début.

Confidentialité, et ce qui remonte à l’institution

C’est la question que posent tous les participants, et souvent la direction. Elle mérite une réponse explicite avant de commencer.

Ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe. Je ne rends compte à l’institution ni des propos tenus, ni des personnes qui les tiennent, ni de la manière dont chacun se situe.

Un groupe d’analyse de la pratique n’est pas un outil d’évaluation, et il cesse de fonctionner à l’instant où les participants soupçonnent qu’il pourrait le devenir.

Ce qui peut être transmis, et seulement s’il en a été convenu avec le groupe, est un retour d’ordre général sur le déroulement du dispositif : assiduité, thématiques traversées, pertinence de poursuivre. Jamais le contenu.

La ligne hiérarchique ne participe pas au groupe

C’est la condition pour que les professionnels puissent parler de ce que l’institution leur fait vivre, et cela inclut ce qu’ils vivent de leur encadrement. Un chef de service qui souhaite un espace de ce type pour lui-même relève d’un autre dispositif : supervision individuelle, ou groupe de cadres constitué séparément.

Ce que l’analyse de la pratique permet

Elle permet aux équipes de traverser collectivement les situations qui résistent, qui se répètent ou qui épuisent. Elle offre un espace pour nommer ce qui se joue dans la relation d’accompagnement, sans jugement hiérarchique.

Elle contribue à prévenir l’usure professionnelle, à renforcer la cohésion et à maintenir la qualité de présence auprès des personnes accompagnées dans des contextes qui sollicitent fortement la subjectivité des professionnels.

Ce qu’elle ne peut pas faire

Autant le dire avant qu’après.

  • Elle ne remplace pas l’encadrement. Les décisions, les arbitrages et le positionnement managérial restent du ressort de la direction.
  • Elle ne compense pas un manque de moyens. Un groupe peut aider une équipe à supporter des conditions dégradées ; il ne les répare pas, et le présenter comme une réponse à un sous-effectif est une impasse que les professionnels repèrent immédiatement.
  • Elle ne résout pas un conflit déclaré. C’est une régulation d’équipe qu’il faut, et parfois une médiation.
  • Elle n’est pas une formation. Aucun contenu n’est transmis, aucune compétence n’est validée.

Qui anime ces groupes

Mathieu Dupuis, psychologue clinicien, docteur en psychologie clinique et psychopathologie de l’Université Paris 8.

Ma recherche doctorale a porté sur le rétablissement et la co-construction dans la relation entre usagers et professionnels de santé. Mon parcours clinique s’est construit auprès de personnes confrontées à des vulnérabilités importantes : urgences psychiatriques, oncologie et soins palliatifs, puis cinq années au sein du dispositif « Un chez-soi d’abord » à Paris, auprès de personnes sans-abri souffrant de troubles psychiatriques sévères.

J’interviens comme formateur pour l’organisme Alfapsy, sur des formations destinées aux équipes pluridisciplinaires du champ de la santé mentale et du handicap psychique, et je participe au réseau Prisme, consacré à l’articulation entre grande précarité et santé mentale.

Cette expérience de terrain est ce sur quoi s’appuie l’animation : j’ai occupé les positions dont les participants parlent.

Territoire d’intervention et tarif

Où j’interviens

Intervention en présentiel à Bayonne et alentours, et en visioconférence partout en France.

L’analyse de la pratique se prête bien à la visioconférence, à deux conditions : un groupe stable, et des participants réunis chacun dans un lieu où ils peuvent parler sans être entendus. Une équipe rassemblée autour d’un seul écran en salle de réunion fonctionne moins bien qu’un présentiel, et moins bien que des connexions individuelles.

Tarif
  • Le nombre de participants
  • La durée et la fréquence des séances
  • Le déplacement éventuel

Un devis précis est établi après un échange téléphonique permettant de cerner le contexte, le public accompagné et les attentes de l’institution. Cet échange est sans engagement.

Questions fréquentes

L’analyse de la pratique est-elle obligatoire ?

Cela dépend du secteur. Elle est vivement recommandée dans le champ sanitaire, social et médico-social sans y être généralement imposée. Elle est en revanche une obligation réglementaire dans les établissements d’accueil du jeune enfant depuis le décret du 30 août 2021.

Combien de participants dans un groupe ?

De 6 à 12. La composition reste stable sur l’ensemble du cycle.

La direction assiste-t-elle aux séances ?

Non. C’est la condition pour que les professionnels puissent parler librement, y compris de ce qu’ils vivent de leur encadrement.

Que remonte-t-il à l’institution ?

Rien du contenu. Éventuellement, et seulement s’il en a été convenu avec le groupe, un retour général sur le déroulement du dispositif.

Sur quelle durée faut-il s’engager ?

Un cycle annuel, avec un point d’étape à mi-parcours. En dessous de six séances, le dispositif n’a pas le temps de produire ses effets.

Peut-on commencer en cours d’année ?

Oui. Le calendrier se cale sur celui de l’institution.

Intervenez-vous en visioconférence ?

Oui, partout en France, dans les conditions décrites plus haut : groupe stable et participants installés chacun dans un lieu où ils peuvent parler sans être entendus.


MD
Mathieu Dupuis
Psychologue clinicien · Docteur en psychologie
Spécialisé dans l’accompagnement des troubles psychiatriques et des proches aidants.

Demande de devis ou d’information

Décrivez votre contexte d’intervention et vos besoins. Je vous répondrai pour convenir d’un échange préalable, sans engagement.

    Une question avant de remplir le formulaire ?

    Vous pouvez également me contacter via mon agenda en ligne pour un premier échange téléphonique ou en visio.

    Échange préalable sans engagement

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